Centre européen de sociologie et de science politique

Séminaire Productions et circulations des biens culturels 2025-2026

Les séances ont lieu en présence les jeudis entre 16h et 18h dans la salle 3.023 du bâtiment Sud du Campus Condorcet (5 cours des Humanités 93322 Aubervilliers) qui est situé à la sortie de la station Front Populaire (ligne 12 du métro francilien). Il est également possible de suivre le séminaire à distance en s’inscrivant ici. Si vous êtes déjà inscrit sur notre liste de diffusion, il est inutile de répéter cette opération.


L’équipe d’organisation : Maria Adib-Doss (Université Paris 13, LabSIC), Asmaa Azizi (Université Paris 13, LabSIC), Abdelfettah Benchenna (Université Paris 13, LabSIC) et Dominique Marchetti (CNRS, CESSP)
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Contacts : maria.doss@univ-paris13.fr ; asmaa.azizi@univ-paris13.fr benchenna@univ-paris13.fr dominique.marchetti@cnrs.fr 

Séance 1. Jeudi 16 octobre 2025

Sirine Pons – Le modèle Langlois et les cinémathèques postcoloniales au Maghreb

Dans l’après-Seconde Guerre mondiale, la Cinémathèque française développe sa dimension muséale et spectaculaire qui devient un modèle national et international (voir Stéphanie-Emmanuelle Louis, La cinémathèque-musée : une innovation cinéphile au coeur de la patrimonialisation du cinéma en France (1944-1968), AFRHC, 2020). Dans les années qui suivent, les pays du Maghreb obtiennent progressivement leurs indépendances et constituent leurs propres cinémathèques, souvent en collaboration avec Henri Langlois. Comment son modèle de cinémathèque circule-t-il dans le Maghreb postcolonial ? Comment ces échanges influencent-ils l’idée de patrimoine cinématographique et comment cette idée est-elle appropriée ?

Sirine Pons est doctorante à l’École nationale des chartes sous la direction de Christophe Gauthier, elle prépare une thèse sur “L’institution de cinémathèques au Maghreb (1944-1968) : les enjeux du patrimoine cinématographique à l’heure des indépendances”. Elle enseigne également l’histoire du cinéma à l’École du Louvre.

Séance 2. Jeudi 20 novembre 2025

Hakki Basguney – A Century of Cinema in Turkey: Popular Culture and Auteur Cinema (séance en visio)

My presentation outlines a brief history of Turkish cinema, focusing on the distinction between art and commercial cinema. In Turkey, this distinction is significant, particularly due to the 1960s “National Cinema” debate, which shaped by the Turkish Sinematek (Cinémathèque) Association, founded in 1965, promoted art cinema as an alternative to Yeşilçam’s (Turkish cinema industry) commercial films, introducing European and auteur cinema to Turkey. Intellectuals sought a synthesis of European “high art” and Anatolian culture to create a universal Turkish cinema, leading to a rise in art films by directors like Yılmaz Güney and Ömer Kavur after the 1970s. However, distinguishing art films from popular ones is complex, as Yeşilçam was a commercial monopoly. Despite criticism of popular cinema, directors like Halit Refiğ and Metin Erksan created socially conscious art films within Yeşilçam’s constraints. The 1960s and early 1970s were Yeşilçam’s golden age, marked by economic growth and wider audiences, but its financial and technical shortcomings drew criticism. This presentation examines a chronology of Turkish cinema concentrating especially in art films while addressing Yeşilçam’s challenges.

Hakki Basguney, After completing his graduate studies at Boğaziçi University’s Atatürk Institute in 2007, he pursued joint doctoral studies as a student at Boğaziçi University and the University of Strasbourg. In 2013, Hakkı Başgüney worked on a research project at Salt Galata, and in 2014, he conducted postdoctoral research at EHESS (School for Advanced Studies in the Social Sciences) in Paris on a project examining the transformation of social sciences in Turkey over the past 20 years. He continues his work focusing on recent Republican history in the fields of cinema and intellectual history. Between 2015 and 2018, he taught sociology of cinema as a visiting lecturer at Boğaziçi University alongside Jak Şalom. In 2017–2018, he was part of the founding team of the Sinematek Cinema House established under the Kadıköy Municipality. Since 2018, he has been teaching Modern Turkish History part-time at Boğaziçi University. Since the spring semester of 2019, he has been working as an assistant professor at Beykoz University’s Faculty of Art and Design. After the 2020–2021 fall semester, he has been working in the Political Science Department of the Faculty of Social Sciences at the same university.

Séance 3. Jeudi 11 décembre 2025

Katia Ghosn, Gianluca Parolin et Benoît Tadier – Le crime à l’écran dans le monde arabe/Screening Crime in the Arab World

This special issue of Regards explores the search for a long-neglected—or at least contested—genre on Arab screens: crime. Bringing together a range of scholars, the issue examines how crime is scripted and represented across film and television series from the region. Unsurprisingly, many of the contributions focus on Egypt, long a central hub of Arab media production. For the launch, two of the editors will discuss Egyptian films and television, with particular attention, first, to the development of a rich tradition of Egyptian crime movies, particularly under the influence of Naguib Mahfouz, and, secondly, to how contemporary streaming platforms are currently reshaping both the circulation and the framing of crime narratives.

Benoît Tadié est professeur de littérature américaine à l’université Paris Nanterre. Ses recherches portent sur le modernisme anglophone, le roman noir américain et le roman policier international. Dans le domaine des études arabes, il a dirigé, avec Katia Ghosn, le volume Le récit criminel arabe / Arabic Crime Fiction (Harrassowitz Verlag, 2021) et traduit, avec Joséphine Lama, l’ouvrage de Fadwa Touqan Le Cri de la pierre : Mémoires (L’Asiathèque, nouvelle éd., 2024).

Gianluca Parolin est professeur de droit à l’Université Aga Khan de Londres. Ses recherches portent sur l’architecture constitutionnelle, la citoyenneté et les mutations sémiotiques du droit, avec un intérêt particulier pour le monde arabe. Dans ce cadre, il explore avec enthousiasme les études croisées entre droit et littérature, et notamment entre droit et télévision dans la région. Il a auparavant enseigné à l’American University in Cairo et à l’Université du Caire (2008-2015). Il travaille actuellement à un nouvel ouvrage sur l’imaginaire du droit dans les séries policières égyptiennes des années 2010.

Katia Ghosn, Professeure des universités à l’Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, spécialiste des littératures et cultures du monde arabe moderne et contemporain. Membre du Centre de recherches Moyen-Orient Méditerranée (CERMOM – INALCO) et rattachée à l’École doctorale – INALCO « Langues, littératures et sociétés du monde ».

Séance 4. Jeudi 22 janvier 2026

Coline Houssais – Musique et identité(s) dans le monde arabe : circulations et représentations

Si les musiques d’Afrique du nord et du Moyen-Orient brillent par leur diversité, nombreux sont les chemins liant les répertoires entre eux, y compris ceux qui de prime abord se distinguent des autres. Ainsi, outre certaines caractéristiques similaires observables dans des contextes variés, musiques, danses et chants portent en eux des siècles d’échanges culturels, politiques, religieux et économiques de part et d’autre de la région… et finissent par contribuer à la construction d’identités régionales et sous-régionales communes, de manière spontanée mais également dans le cadre d’une utilisation politique plus ou moins revendiquée. 

Coline Houssais est auteure, commissaire et chercheuse indépendante spécialisée dans l’histoire culturelle de l’immigration maghrébine et proche-orientale en Europe, les musiques du monde arabe et la formation des identités en Occident. Enseignante à Sciences Po, fondatrice de l’Agence Ustaza à Paris, elle est également résidente de la Fondation Camargo (2020) et du programme de résidence IMéRA-MUCEM (2021). Elle a publié une anthologie de la musique arabe : Musiques du Monde Arabe, une anthologie en 100 artistes (Le Mot et le Reste, 2020, reéd. 2024) ainsi que de nombreux articles et contributions à des ouvrages collectifs en lien avec la musique. Son dernier ouvrage, Paris en Lettres arabes est paru chez Actes Sud en juin 2024.  

Séance 5. Jeudi 19 février 2026

Stélios Moraïtis – Faire société dans l’espace égéen. Une ethnographie des circuits et lieux de pratiques musicales entre Grèce et Turquie

À partir d’une ethnographie multisituée menée à İstanbul et sur les îles de Lesbos et d’Imbros, cette thèse en anthropologie sociale porte sur les circulations de musiciens entre Grèce et Turquie. Le tracé en 1923 d’une frontière en mer Égée a séparé un espace historiquement unifié par les Empires et a laissé place à la construction de deux blocs nationalistes antagonistes entre lesquels les circulations musicales se sont néanmoins poursuivies. L’historicisation de ces circulations met tout d’abord en évidence les ruptures et les continuités depuis 1923 et permet de contextualiser les nouvelles mobilités vers Istanbul qui ont posé à partir des années 1990 les bases d’un réseau transnational de musiciens en construction entre les deux pays. L’organisation en réseau, la diversité des trajectoires des acteurs et la mise en récit des mobilités produisent et nourrissent ainsi un imaginaire de la marge inscrit dans une géographie musicale évoluant en dehors des frontières des deux États-nations grec et turc – pays où les musiques populaires ont  pourtant joué un rôle central dans la construction nationale. Dans un jeu d’échelles allant de l’individu à l’espace de circulation en passant par la localité, ce travail met en lien les processus de transnationalisation des pratiques musicales avec les enjeux de mémoire qui se posent sur chaque territoire. L’immersion met par ailleurs en évidence la place des rapports sociaux et des enjeux de  catégorisation des pratiques dans la production des différences et des frontières symboliques dans ces trois scènes musicales interconnectées. Enfin, l’observation des techniques de production de la localité que forment les ritualités musicales et festives révèle une conception de l’habiter fondée sur un  rapport à un passé pré-national qui met en évidence la fonction sociale  de la musique dans les modes et enjeux de transmission culturelle et la  production de la société au sein de l’espace égéen.

Membre de l’Unité de Recherche Migrations et  Société (URMIS) et chercheur associé à l’Institut français d’études  anatoliennes (IFEA, Istanbul), Stélios Moraïtis est doctorant en 5e année de thèse en anthropologie  sociale à l’Université Côte d’Azur à Nice (www.urmis.fr/stelios-moraitis/).

Séance 6. Jeudi 19 mars 2026

Sbeih Sbeih – Al-Jazeera vs Al-Arabiya : ce que disent médias de la diplomatie et du positionnement politique ?

La couverture médiatique dominante en Occident de la question palestinienne est souvent perçue par les spécialistes de la région ainsi que par les militants pro-palestiniens comme un outil de propagande israélienne. Cette perception peut laisser croire que la presse arabe offre un narratif homogène et nuancé, en opposition à ce discours dominant. Cette intervention propose de comparer la manière dont deux grandes chaînes arabes, Al-Jazeera et Al-Arabiya, ont couvert – et couvrent encore – le génocide en cours à Gaza depuis le 7 octobre 2023. Alors que la première est financée par le Qatar, la seconde est soutenue par l’Arabie Saoudite. Cette comparaison, à travers la couverture de leur traitement de la question palestinienne, vise à mettre en évidence les convergences et divergences dans les diplomaties des deux pays et dans leurs positionnements politiques, tant vis-à-vis des Etats-Unis que d’Israël. La séance s’appuie sur l’analyse des profils et des discours des personnes interviewées, ainsi que sur plusieurs corpus couvrant différentes périodes et des moments clés depuis le 7 octobre 2023 : la Guerre au Liban, l’assassinat de Hassan Nasrallah, la chute du régime syrien, ou encore le cessez-le-feu temporaire en janvier 2025 à Gaza. L’accent sera également mis sur la réception de cette couverture en Palestine et la polarisation autour de ces deux chaînes.

Sbeih Sbeih, sociologue, est attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à l’université Lyon 2 et chercheur associé à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM).

Séance 7. Jeudi 2 avril 2026

Sixtine Deroure – Al-Ikhtiyār, fiction d’autorité et production du deuil public dans l’Égypte postrévolutionnaire

Produite par Synergy Production, une entreprise détenue par les Renseignements généraux, la série télévisée al-Ikhtiyār, diffusée durant les mois de Ramadan 2020, 2021 et 2022, a connu un immense succès en Égypte. À travers la mise en scène des exploits et des sacrifices des « martyrs du devoir » – soldats et policiers morts dans la « guerre contre le terrorisme » menée par l’État –, la série retrace certains des événements politiques les plus controversés survenus dans le pays depuis la révolution du 25 janvier 2011. Je propose dans cette intervention de décrypter ce genre que je qualifie de « fiction d’autorité » : la série reproduit un récit historique officiel, dont la véracité est authentifiée par une constellation d’acteurs, dans une perspective légitimante. Cette authentification repose sur plusieurs procédés : la médiatisation de la participation d’acteurs sécuritaires ayant pris part aux événements racontés à la production et à la réalisation, l’utilisation d’archives et de témoignages (réalisateurs, scénaristes, comédiens, familles de martyrs), ainsi que des techniques de réalisation spécifiques. Cet ensemble produit des « effets de réel », générant un flou entre fiction et réalité, et participant à ériger ce récit en vérité historique. À travers cette analyse, je propose une réflexion sur la production du deuil public comme outil de légitimation du régime postrévolutionnaire.

Sixtine Deroure est doctorante en sociologie politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et ATER à l’Université d’Avignon. Elle est rattachée à l’UMR Développement et Sociétés, et associée au CEDEJ au Caire. Sa thèse, intitulée, « L’État et ses martyrs : deuil public, institutionnalisation du martyre et luttes politiques dans l’Égypte postrévolutionnaire » porte sur différentes catégories de martyrs reconnues officiellement par l’État égyptien depuis 2011 : les « martyrs de la Révolution », mais aussi les « martyrs du devoir », policiers et militaires qui meurent dans la « guerre contre le terrorisme ». Elle étudie notamment les procédés d’institutionnalisation et de prise en charge de ces différentes catégories de martyrs et de leurs familles.

Séance 8. Jeudi 16 avril 2026

Izza Abu Haija – La poésie des femmes palestiniennes comme production culturelle au-delà des frontières (en anglais)

Cette présentation explore la poésie des femmes palestiniennes à travers des géographies fragmentées, incluant Israël, la Cisjordanie, Gaza et la diaspora, selon une perspective postcoloniale. Plutôt qu’une synthèse exhaustive, elle propose de traiter une série de questions : comment la poésie négocie-t-elle la mémoire, l’identité et la résistance sous les conditions de l’occupation, de l’exil et de la marginalisation de genre ? De quelle manière le choix de la langue reflète-t-il à la fois contrainte et créativité ? En suivant les fragments de production poétique et d’expérience dans différents espaces, la présentation invite à réfléchir aux enjeux éthiques et esthétiques des pratiques littéraires des femmes palestiniennes.

Izza Abu Haija est doctorante à la Freie Universität Berlin et boursière Einstein. Sa thèse, intitulée “Multilingual Authors: Women Writers in Palestinian Literary History in Israel (1948– )”, est co-encadrée par la professeure Beatrice Gruendler (Freie Universität Berlin) et le professeur Jonas Sibony (Sorbonne Université, Paris). Elle enseigne actuellement la langue arabe, la littérature palestinienne et le dialecte à l’École Normale Supérieure (ENS) à Paris. Ses recherches portent sur les études postcoloniales, le plurilinguisme et l’écriture des femmes palestiniennes. Elle a co-signé un article interdisciplinaire avec des chercheurs de l’Université de Lancaster en informatique : “The Nakba Lexicon: Building a Comprehensive Dataset”. Un de ses articles à paraître, “Rewriting Silence, Re-membering Palestine: Rhizomatic Memory across Three Generations in the Poetry of Palestinian Women in Israel”, explore la mémoire et la résistance dans la poésie des femmes palestiniennes. Parallèlement à ses travaux académiques, elle est engagée bénévolement auprès de la Global University Academy (GUA) afin de promouvoir l’accès à l’enseignement supérieur pour les réfugiés.

Séance 9. Jeudi 21 mai 2026

Ludovica Tua – « Devant la douleur des autres » : usages de l’IA et des réseaux sociaux numériques pour représenter la tragédie de Gaza 

Rédigé au lendemain des attentats du 11 Septembre, l’ouvrage de Sontag intitulé « Devant la douleur des autres » (2003) invite à réfléchir à la manière dont la diffusion et la répétition des images d’atrocités via les médias risquent d’immuniser le regard et la sensibilité des personnes non concernées. En s’inspirant de ce cadre théorique, cette intervention souhaite revenir sur la diffusion virale d’une image générée par l’IA dans le contexte de la « guerre » à Gaza. 

Dans un premier temps, l’objectif est d’analyser la dimension esthétique et techno-sémiotique de l’illustration, tout en y intégrant une réflexion portant sur les aspects problématiques ayant soulevé des polémiques au sein de l’opinion publique. Dans un deuxième temps, je montrerai à quel point la médiatisation de cette image générée par l’IA sur Instagram et TikTok, interroge la manière dont l’IA s’avère un outil communicationnel susceptible de servir des fins militants ou, au contraire, des logiques de narcissisme numérique typiques des plateformes.

Ludovica Tua, docteure en Sciences de l’information et de la communication. Après une thèse de doctorat portant sur les enjeux politiques des séries télévisées turques, je m’intéresse actuellement aux déclinaisons contemporaines de l’activisme numérique et, plus précisément, à la capitalisation de la douleur d’autrui via les réseaux sociaux numériques.

Séance 10. Jeudi 11 juin 2026

Roland Carrée – CinéCasablanca, la ville blanche en 100 films

Dès les premiers films de l’époque coloniale, Casablanca se voit mythifiée par le 7e Art. Le lien se nourrit avec le temps de nombreuses autres réalisations étrangères, et la capitale économique marocaine devient alors l’une des villes les plus filmées au monde. Avec l’émergence du cinéma national, à partir de l’indépendance en 1956, s’instaure l’intention de saisir un certain esprit  marocain à rebours des stéréotypes et de dresser des constats d’ordres politique, social, économique et culturel allant de pair avec la manière contrastée dont vit et fonctionne Casablanca qui devient, ainsi, un véritable personnage. La Ville Blanche sait aussi se déguiser pour représenter d’autres métropoles du monde. De fait, explicitement ou non, Casablanca nous est familière.

Sur la base d’une sélection de cent films nationaux et internationaux, du début du XXe siècle à nos jours, ce travail s’attache à analyser la façon dont Casablanca y apparaît et en décrypte les intentions artistiques, le choix des lieux, le contexte historique, urbanistique et architectural comme les interprétations par rapport à la réalité. Il offre ainsi l’opportunité de (re)visiter la ville tout en parcourant l’histoire du cinéma.

Roland Carrée est docteur en Études cinématographiques de l’Université Rennes 2 et enseignant en cinéma à l’ESAV (École Supérieure des Arts Visuels), à Marrakech. Ses recherches et actions portent essentiellement sur le cinéma marocain, le cinéma au Maroc et le cinéma d’animation.