Doctorant en sociologie au CESSP depuis juillet 2025 – elias.bazin 𓆉 ehess.fr
Thèse
Les enjeux sociopolitiques de la robot-sexualisation entre réel et imaginaire. Des addictions affectives aux altérités artificielles : ce que les technologies de l’intime sont / font aux humains
Sous la direction d’Eva Illouz
Cette thèse interroge les transformations politiques de l’intimité à l’ère des technologies affectives. En prenant pour objet la robot-sexualisation, elle analyse l’émergence d’un sujet affectif artificiel et les défis éthico-juridiques inédits liés à sa capacité à « consentir ». Elle étudie l’impact de ces technologies sur les subjectivités humaines, en particulier les addictions affectives et la gouvernance algorithmique des émotions qu’elles induisent. Elle explore également le rôle de l’imaginaire, autant comme élément central dans l’appréhension de l’intelligence, de la conscience et du désir, que comme déterminant dans la conception de ces artefacts intimes. Cette thèse vise à proposer une archéologie des intimités contemporaines et une prospective critique des futurs affectifs.
Thèmes de recherche
- Imaginaires politiques et fictionnels
- Socio-histoire des mouvements festifs et insurrectionnels
- Études des discriminations : genre, race et vulnérabilités sociales
- Addictions et RdR (Réduction des Risques) en milieux festifs et en grande précarité : politiques de santé publique, approches communautaires et instrumentalisation politique
- Robot-sexualisation et technologies de l’intime (cyborgisation, altérités artificielles, affect et consentement)
Formation
Depuis 2025
Doctorat de Sociologie, EHESS (CESSP)
2021–2022
Master 2 d’Études du développement social et genre : justice, écologie, santé, travail – Gestion de Projet, IEDES – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, mention Bien
2020–2022
Master de Science politique, parcours Diversités et discriminations, Université Paris 8, mention Bien
2016–2019
Licence de Science politique, option Philosophie politique : l’ordre politique en question, Université Paris 8, mention Assez-Bien