CESSP - Centre européen de sociologie et de science politique


Rechercher




Accueil >

21 février 2019: 1 événement

séminaire

  • 2018-2019

    Jeudi 21 février 13:00-16:00 -

    Séminaire des axes - Séance 5 - Enjeuxnet logiques transnationales - Lola AVRIL

    Résumé :

    Ioana Cîrstocea : Sociologie politique d’une « formation transnationale » de guerre froide - le « féminisme global » (1975-1995 )


    Entendu comme l’inclusion progressive des droits des femmes sur l’agenda onusien depuis la déclaration de l’« Année internationale de la femme » en 1975, le « féminisme global » a connu son moment de gloire au début de la décennie 1990, lorsque les conférences mondiales de Vienne (1993) et de Pékin (1995) ont pleinement consacré les « droits des femmes comme droits humains » et le gender mainstreaming comme outil d’action publique trans-sectoriel et multi-niveaux. Au gré de ces acquis, l’intervalle 1975-1995 se présente dans la littérature comme un continuum de mobilisations transnationales ayant légitimé auprès des bureaucraties supranationales des revendications portées par des militantes et des expertes féministes solidaires par-delà les frontières. Par le biais d’une cartographie des groupes engagés autour de cet agenda, mes enquêtes en cours en déconstruisent l’histoire convenue l’insérant dans le contexte géopolitique de la guerre froide et interrogeant les reconfigurations du militantisme pour les droits des femmes après sa fin.

    Denia Chebli : La guerre au Mali : d’une lutte politique à un conflit « ethnique » ?


    La guerre au Mali éclate en janvier 2012 au nom de l’indépendance de l’Azawad revendiqué par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA). Rapidement, le MNLA proclame l’indépendance de l’Azawad avant d’être évincé du territoire par des mouvements islamistes. La progression de ces derniers vers le centre du pays déclenche l’intervention française en 2013 puis la mise en place d’un processus de paix. L’arrivée des forces internationales a profondément reconfiguré la carte politique locale et nationale. L’imposition par le haut d’un processus de paix et les opportunités politiques et économiques liées à l’intervention ont entrainé une fragmentation des groupes armés rebelles et des milices pro-gouvernementales. En dépit de la signature d’un accord de paix à Alger en juin 2015, les conflits interprétés en termes ethniques s’intensifient. Cette séance sera l’occasion de décortiquer ces conflits à partir du jeu de concurrences pour entrer dans l’État suite à la signature de l’accord de paix.

    Lieu : Université Paris 1 - 14 rue Cujas Paris 5e
    Salle CRPS

    En savoir plus : 2018-2019